Ce que ces chiffres changent sur un toit herblinois
Un parc aussi homogène, posé sur une quarantaine d'années, vieillit par vagues. Les couvertures
en tuile mécanique des années 1960-1980 arrivent aujourd'hui au bout de leur première vie : les
tuiles restent en place, mais la porosité augmente, les liteaux travaillent et, sur les maisons
de cette génération, l'écran de sous-toiture est souvent absent. Une fuite ne se déclare alors
pas à l'endroit où elle apparaît au plafond.
Le climat local accélère le phénomène. La station Météo-France de Nantes-Bouguenais, située à
5,9 km de notre atelier, relève 1 174,0 mm de précipitations réparties sur 130 jours de pluie
par an, pour 2 117,5 heures d'ensoleillement (normales 1991-2020). Une température minimale
moyenne de 5,2 °C et maximale moyenne de 15,1 °C : il gèle peu, il pleut souvent, il sèche
lentement. Ce sont exactement les conditions qui font prospérer mousses et lichens sur les
versants nord et sous les arbres.
Dernier point technique : la Loire-Atlantique est classée en zone 2 de concomitance vent-pluie
au sens du NF DTU 40.21. Cela impose des pentes minimales plus fortes qu'en zone 1 et un soin
particulier sur les recouvrements et les rives. Une réfection faite « comme avant » sans
vérifier ce point peut rester étanche cinq ans puis reprendre l'eau au premier vrai coup de
vent d'ouest.